Je me réveille le lendemain matin, lentement, j'observe la chambre dans laquelle je suis, ce n'est pas la mienne, ces draps ne sont pas les miens, puis je me rappelle alors de la journée d'hier, en y réfléchissant bien, ce n'était pas très prudent, mais au final, tout c'est bien passé. J'examine la situation lorsque je me rend compte qu'un bras est posé sous ma poitrine en m'entourant la taille, ton bras me serrait la taille comme si tu ne voulais pas que je m'échappe de cette étreinte. Je ne bouge pas durant quelques secondes, fixant la fenêtre, ce ciel gris, nuageux et peut être même pluvieux me donne un air de légèreté, j'aime ces couleurs sombres et tristes. Je décide de me tourner pour t'observer, mais à priori, tu as eu cette idée bien avant moi, puisque tes yeux sont déjà ouverts, tu souris me voyant à cette heure là, mi-endormis, mi réveillée. Mais je pourrais te dire Tom, que tu es dans la même situation, tes dreads attachées, les yeux mi-clos, tes lèvres closes. Parfois il n'y a pas besoin de parler pour se faire comprendre. Tu souris puis, je me rappelle que...
-Tu ne dormais pas sur le canapé ?
-Si, mais tu sais quand une jolie fille dort dans mon propre lit, je me sens frustré de devoir dormir ailleurs c'est pourquoi j'ai préféré te rejoindre.
Je souris, encore puis me redresse, je suis assise, là, dans tes bras, ta main posée sur le haut de ma cuisse. Puis, soudain, quelqu'un frappe à la porte de ta chambre, tu te lèves embrassant ma joue, comme si nous étions ensemble, comme si... puis tu vas ouvrir, Bill, ton frère entre dans la pièce et te regarde comme pour t'interroger de ma présence dans ton lit, tu souris comme pour lui faire comprendre que oui, il c'est passé quelque chose, alors je m'empresse de lui dire, comme affolée qu'il ne s'est rien passé. Il me dévisage, encore... ça deviendrait presque une habitude chez lui. Je déplie mes genoux puis me rallonge dans ton lit là ou ton odeur naturel est reine. Un léger rire se fait entendre, le tien. Je souris sans que tu ne puisses me voir, la tête enfouie sous les draps. Tu enlèves la couette et me dit qu'il faut que je me lève, je souris et te pars dans la salle de bain, ta salle de bain alors que moi je reste là, dans ton lit vide de tout, vide de toi et je me rendors.
Je me réveille, je n'ai pas dormis plus de dix minutes, l'eau coule dans ta salle de bain, je prends la télécommande se trouvant sur la table de chevet et allume la télé, il doit bien y avoir une centaine de chaines, je cherche un film intéressant et fini par tomber sur quelque chose d'à peu près potable. Avant que je n'ai le temps de comprendre le début du film, la porte s'ouvre derrière tes pas. Je t'observe Tom, alors que toi tu sèches ta nuque à l'aide d'une serviette de bain, j'observe ton torse dégoulinant, tes jambes fines...
Tu lèves soudainement la tête et me regarde en souriant, tu me montres du regard la salle de bain, libre; comme pour me dire d'y aller, alors je me lève, et j'entre à l'intérieur ralentissant devant ton corps presque nu. Je ferme la porte d'un revers de main et entre dans la douche enlevant mes seuls vêtements. Je me lave de la tête aux pieds comme pour me laver de tout, des sentiments que j'éprouve à l'égard de ma famille et du reste. Je sors de la douche prend une serviette que je venais de trouver en fouillant des les quelques placards de cette salle de bain puis, essuyant la buée qui s'était formé sur la vitre, j'observe mon reflet. Je sèche mes cheveux et avec la serviette et ouvre la porte, tu avais pris ma place dans ce grand lit. Tu me regarde de haut en bas, presque vêtue de rien, une serviette m'arrivant à mi-cuisse, plus haut encore, plus haut. Je prends quelques affaires dans mon sac, mes sous vêtements et mes vêtements et retourne dans la salle de bain, te souriant, toujours, toujours.
Nous sommes à la cuisine, tu manges comme si cela faisait des années que tu crevais la dalle. Je te regarde, buvant mon verre de jus d'orange que tu m'as gentiment servis. Ton frère n'est pas encore là, il se prépare depuis déjà bien longtemps. Tu finis de manger puis, tu me demandes ce que j'ai envie de faire, aujourd'hui. Je ne sais pas donc je ne te réponds pas, je baisse la tête et réfléchis, puis tu me proposes différentes activités comme faire les magasins, aller au cinéma, passer la journée à visité Berlin ou simplement regarder un bon film à la télé. Je te propose d'aller faire les magasins et de visiter en même temps, tu rigoles et accepte.
Voilà déjà quelques heures que nous marchons, que tu m'achètes des tas de vêtements ayant des prix exorbitants, que tu choisis, tu prends de tout: De l'élégant comme du vulgaire où simplement du normal. J'accepte tout puisque, tu m'as expliqué que " lorsque l'on connait Tom Kaulitz, on porte de tout. " Je rigole, nous rigolons puis nous allons nous poser à un café dans la rue principale de Berlin. Tu nous commandes deux chocolats chauds puis je te pose cette question que je me pose depuis la première fois que j'ai vus ta voiture.
- Comment tu fais pour avoir autant d'argent, j'ai l'impression de t'avoir déjà vu quelque par?
Tu ricanes, ma question avait été posé d'une façon maladroite mais directe, puis tu me regardes et me réponds que tu es guitariste connu internationalement.
Ne serais tu pas un peu vantard Tom?
Puis nous nous levons et repartons ornant les murs de Berlin. Le ciel bleu, sans nuage commence à se couvrir, nous rentrons, à pied, complètement mouillés, puisqu'il n'allais "pas pleuvoir" m'avais-tu dis. Tu ouvres la porte à toute vitesse, lançant pratiquement les sacs sur le carrelage de l'entrée, tu Tu souris puis, j'entre après toi & ferme la porte d'entrée. Ton aimable frère arrive dans l'entrée puis demande froidement ce qu'il y a dans les sacs, puis tu lui réponds gentiment qu'il me fallait du nouveau dans ma garde robe, il sourit & me demande de lui montré lorsque je serais "...séchée". Je souris & j'accepte. Tu me regardes et souris Tu me prends les sacs des mains et m'emmène dans ta chambre en me tirant par la main, je souris puis tu ouvre la porte de la salle de bain, Tu me pousses dedans et referme la porte derrière toi. Je te regarde, tu es là assis sur le rebord de la baignoire. Levant un sourcil, je te regarde alors que tu me regardes, nos regards se croisent, je rougis et machinalement, je baisse la tête , comme honteuse de t'admirer, Tom. Ton petit rire fait taire le silence, tu me donnes la première tenue, ta préféré m'avais tu dis. Je te dis d'aller chercher ton frère, tu soupir et sors de la salle de bain. Je souris puis enfile le short troué, sale et usé m'arrivant plus encore que la mi-cuisse, j'enfile ensuite le décolleté plongeant que tu m'as donné. Je me regarde dans l'immense miroir de ta salle de bain. C'est plutôt... vulgaire, mais il faut le dire, tu as du gout Tom. Je sors de la salle de bain, m'apprêtant à t'appeler mais tu enfin, vous... vous étiez déjà assis sur ton lit. Ton frère rigole et sans complexe s'exprime d'une façon tout aussi vulgaire que ma tenue: " Elle est bonne". Puis vous me regardiez comme un vulgaire objet, un bout de viande, quand allez vous enfin vous jeter dessus? J'avais cette envie de vous dire que moi aussi je suis là, j'entends aussi ce que vous dites. Tu souris, puis léchant ton piercing, tu réponds: " C'est clair".
Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre.
Je vous regarde, vous comprenez rapidement que la façon dont vous parliez de moi, bien que très flatteur, ne m'a pas plus. Vous me regarder encore, puis ton frère sort de ta chambre, enfin.
- Demain, avec Bill, on va aller au studio, tu voudras venir?
-Pourquoi pas.
Il y a toujours le revers de la médaille.
Il est possible que je sois, le tien.